ALZHEIMER - questions posées

Même si on en parle régulièrement, même si elle a sa journée mondiale le 21 septembre de chaque année, la maladie d'Alzheimer est peu connue et elle continue à faire peur. Plus d'un million de personnes en France sont touchées par cette maladie et un nouveau cas est diagnostiqué toutes les 3 minutes.

Le but de cette page, c'est de vous renseigner sur les quelques questions que vous pouvez vous poser. Il est bien entendu qu'il ne s'agit pas d'un cours médical mais bien d'une approche.

Si vous souhaitez en savoir plus, consultez régulièrement notre site et les actions que nous mettons en place pour le public. N'hésitez pas à venir nous rencontrer lors de nos permanences et des différentes actions que nous proposons, venez assister à nos conférences.

QU'EST CE QUE LA MALADIE D'ALZHEIMER ?
La maladie d'Alzheimer est un affection du cerveau dite "neurodégénérative" qui entraîne une disparition progressive des neurones.
Elle provoque une altération des facultés cognitives : mémoire, langage, raisonnement, etc.. L'extension des lésions cérébrales cause d'autres troubles qui réduisent progressivement l'autonomie de la personne.
Cette maladie apparaît plus souvent chez les personnes âgées, mais elle n'est pas une conséquence normale du vieillissement.


A QUEL ÂGE APPARAÎT LA MALADIE D'ALZHEIMER ?
La maladie frappe principalement des personnes âgées de plus de 65 ans. Mais selon les estimations, il y aurait environ 32000 français de moins de 65 atteints. 
De rares cas sont également décelés avant 40 ans.

COMBIEN DE PERSONNES SONT TOUCHÉES ?
En 2008, selon l'assurance maladie, 400 000 personnes de plus de 60 ans étaient déclarées "en affection de longue durée" ou traitées pour une maladie d'Alzheimer ou apparentée.
Mais les études épidémiologiques montrent que près de la moitié des personnes malades ne sont pas diagnostiquées !!
Le nombre de français touchés par la maladie d'Alzheimer et les maladies apparentées dépasse ainsi le million !!

LA MALADIE D'ALZHEIMER EMPÊCHE T ELLE DE MENER UNE VIE ACTIVE ?
Bon nombre de personnes malades mènent une existence active et intéressante de longues années après l'annonce du diagnostic. Elles ont des projets, leur vie a un sens.
Dans l'image que s'en fait l'opinion, la maladie est souvent associée à sa phase avancée ou terminale, ce qui est très réducteur.
La poursuite des activités dans un cadre approprié, et le maintien d'une vie sociale favorisent un meilleur état de santé de la personne.

QUE PENSER DU TERME DE «DÉMENCE»?
Dans le langage courant, le terme de démence est associé à la folie.

Il est donc recommandé de ne pas l'utiliser afin de ne pas stigmatiser les personnes malades.
Dans le langage strictement médical, le syndrome démentiel caractérise un stade évolutif de la maladie d'Alzheimer et des maladies apparentées, signifiant que l'altération des fonctions cognitives entraîne une perte de l'autonomie dans la vie quotidienne et sociale.


QU'ENTEND ON PAR MALADIE NEURODÉGÉNÉRATIVE ?
C'est une maladie qui se caractérise par l'altération des structures neuronales essentielles, en particulier les cellules nerveuses (appelées aussi neurones) du fait des lésions dégénératives . Ce processus est lent et progressif.

70 % des démences sont neurodégénératives.
Les autres démences sont des démences non dégénératives ou mixtes.


LA MALADIE DE PARKINSON ET SYNDROME DÉMENTIEL
La maladie de Parkinson est neurodégénérative.
Elle entraîne des tremblements et raideurs, un ralentissement et des troubles de la marche qui vont retenir sur toutes les activités motrices de la personne.
Après une évolution sur de nombreuses années, seules 20 à 30 % des personnes auront des troubles démentiels.

LES DÉGÉNÉRESCENCES FRONTO-TEMPORALES (DFT)

Les dégénérescences fronto-temporales représentent une catégorie de maladies neurodégénératives qui se caractérisent par la mort progressive des neurones au niveau des lobes frontaux et/ou temporaux du cerveau.

Contrairement à la maladie d’Alzheimer, les DFT ne manifestent pas de pertes de mémoire aussi importantes. Les régions frontales et temporales du cerveau sont plus liées au raisonnement, à la planification, aux émotions, au contrôle de soi et au langage. Les personnes atteintes de DFT se repèrent dans l’espace et reconnaissent leurs proches plus longtemps. En revanche, elles ont tendances à négliger leur physique (présentation, hygiène), sont plus impulsives et deviennent indifférentes à leur environnement.

Les premiers signes sont :

  • des troubles du comportement ;

  • des symptômes affectifs (dépression, anxiété, apathie, indifférence affective) ;

  • des troubles du langage.

La personne atteinte se plaint de perdre son vocabulaire et ne comprend plus certains termes. La parole est fluide, mais elle n’a plus de sens.

En revanche, les troubles de la mémoire sont beaucoup moins importants que dans la maladie d’Alzheimer. Les DFT se déclarent en général avant 65 ans, mais évoluent sur 10 à 15 ans.

LA MALADIE À CORPS DE LEWY

La maladie à corps de Lewy est la deuxième maladie apparentée à Alzheimer et représente 20% des maladies neurodégénératives. Cette pathologie est causée par des dépôts de « corps de Lewy » dans les neurones, provoquant des troubles de l’attention et des hallucinations. Les pertes de mémoire sont beaucoup moins fréquentes que pour la maladie d’Alzheimer. En revanche, la progression de signes de démence est plus rapide.

La maladie à corps de Lewy est également souvent associée à Parkinson puisqu’elle provoque des symptômes parkinsoniens : rigidités des membres, visage inexpressif, syncopes, chutes en arrières…

Les premiers temps, la maladie se manifeste par la présence d’au moins deux de ces quatre caractéristiques :

  • troubles cognitifs avec variation de l’attention et de la vigilance ;

  • hallucinations visuelles (parfois olfactives et auditives) ;

  • symptômes parkinsoniens (marche à petits pas, tremblements, rigidité des membres, visage inexpressif) ;

  • troubles visuo-spatiaux.

D’autres symptômes sont souvent perçus, comme des troubles du sommeil (agitation nocturne), une dépression ou des idées délirantes.

Le diagnostic précis de cette maladie est important car la prise de neuroleptiques provoque une aggravation des troubles et peut être mortelle pour la personne atteinte.

DÉMENCE VASCULAIRE

La démence vasculaire est provoquée par des accidents vasculaires cérébraux (AVC), qui sont causés par une hémorragie ou une embolie des vaisseaux cérébraux. Contrairement à Alzheimer, aux DFT et la maladie à Corps de Lewy, la démence vasculaire est non dégénérative.

On parle de démence vasculaire seulement si la personne ayant souffert d’un AVC présente des troubles cognitifs. Ces derniers dépendent de la zone touchée du cerveau et de la capacité des neurones à recouvrer leurs fonctions perdues.

Un AVC important provoquera de graves séquelles, dans ce cas, les troubles s’installeront brutalement. Si la personne est atteinte de plusieurs plus petits AVC, cela pourra endommager le cerveau, et les symptômes s’installeront progressivement.

ATROPHIES DU LOBE TEMPORAL À EXPRESSION VERBALE

Il existe deux types d’atrophies du lobe temporal à expression verbale :

1°- L’aphasie progressive primaire

L’aphasie progressive primaire se manifeste par des troubles du langage et de la compréhension. Ce sont les symptômes précoces qui interviennent pendant les premières années de la maladie, qui se déclare généralement vers l’âge de 65 ans.

La personne malade commence par manquer de mots, éprouve des difficultés à dénommer un objet, à comprendre des mots, puis petit à petit, son débit verbal diminue. Même si cette maladie n’a pas une grosse incidence sur la vie quotidienne les premières années, les personnes qui en sont atteintes peuvent mal vivre le fait d’avoir des difficultés à se faire comprendre verbalement.

Si le langage reste toujours l’une des facultés la plus altérée, d’autres troubles cognitifs peuvent se manifester après de nombreuses années : concentration, comportement, mémoire.

2°- La démence sémantique

La démence sémantique est un trouble dégénératif qui se caractérise par la perte du sens des mots, des objets. La personne atteinte parle mais son discours n’est pas cohérent. Avec le temps, la progression de ces troubles peut conduire à une dégénérescence frontale et faire que la personne ne sait plus identifier les choses, les personnes, les lieux… et rencontre des troubles du comportement.

Comme pour l’aphasie progressive primaire, l’âge moyen du début des troubles se situe vers l’âge de 65 ans, voire avant.

(Sources : différents sites internet)

Date de dernière mise à jour : 09/02/2018