7 conseils à l'Aidant

Vous vous occupez d’un proche atteint d’Alzheimer, d’une maladie apparentée ou d’une maladie neurodégénérative et vous n’avez pas encore toutes les clés pour assurer votre rôle d’aidant ? 

Aidant : 7 conseils indispensables pour débuter le rôle d'aidant

(Lili Smart avec ajouts ALZHEIMER SUD AISNE)

La perte d’autonomie impacte la vie de la personne concernée, mais également celle de sa famille et de ses amis. Le rôle d’aidant que revêt le proche provoque une fatigue physique et psychologique importante. Il implique de nouvelles responsabilités, un nouvel apprentissage et l’on se sent perdu et débordé. Les aidants familiaux ont besoin d’être épaulés, de parler et de trouver des réponses à leurs questions.

L'association ALZHEIMER SUD AISNE met en place différentes actions en direction des aidants et des familles touchées par la maladie d'Alzheimer. (ICI).

Alors n'hésitez pas à venir  nous y rencontrer notamment pour obtenir plus d'informations. 

 

 

 

 

Découvrez les 7 conseils indispensables aux aidants :

1/ Facilitez vos démarches et demandez de l’aide

La première chose à faire est de faciliter vos démarches et obtenir de précieuses informations sur vos droits. Pour cela, plusieurs dispositifs existent.

Tour d’horizon des dispositifs d’accompagnement dédiés pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et leurs aidants :

  • Les MAIA, Maisons pour l’Autonomie et l’Intégration des malades Alzheimer, ont pour but de coordonner et de planifier la prise en charge des malades. Elles élabo- rent des plans personnalisés de soins à domicile, mais accompagnent aussi les proches et les aidants (information, soutien psychologique, aide au répit…). Contactez votre département.

  • Si la personne aidée a moins de 60 ans, sollicitez la MDPH, Maison Départementale des Personnes Handicapées, la plus proche : la MDPH facilitera vos démarches. Contactez votre département.

  • Si la personne aidée a plus de 60 ans, faites appel au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de votre commune ou au CLIC, Centre Local d’Information et de Coordination, de votre département.

  • L’Assurance Maladie est une précieuse source d’informations sur vos droits et vos démarches. Bon à savoir : Les aidants familiaux peuvent se voir attribuer, sur critères sociaux (situation familiale ou matérielle difficile), des prestations extralégales.

    S’ajoute à ces dispositifs l’assistante sociale de votre commune ou de l’hôpital dans lequel séjourne votre proche. N’hésitez pas à la contacter, elle vous aidera à remplir un dossier administratif ou vous orientera vers le service le plus pertinent.

2/ Formez-vous

Vous vous posez des questions sur la maladie et son évolution ?

Parfois vous ne savez plus comment communiquer avec votre proche ? Vous n’êtes pas seul ! Des experts et professionnels de santé peuvent vous aider à comprendre les particularités de la maladie d’Alzheimer et vous apprendre les bonnes pratiques d’accompagnement au quotidien. Ces formations sont très souvent gratuites. Rapprochez-vous des associations de familles ou du CCAS de votre commune pour en savoir davantage. N'oubliez pas les associations qui s'occupent des malades et des aidants Alzheimer. Voir aussi auprès des ADMR .

3/ Partagez votre expérience et bénéficiez de celles des autres

De nombreuses associations proposent des groupes de paroles dans toute la France, comme l’Association française des aidants ou encore France Alzheimer et maladies apparentées.

De nombreuses associations non rattachées à ces organismes nationaux, organisent également des actions de convivialité dans des lieux publics de style « des Cafés mémoire® » ou autres appellations et des groupes de parole mensuels.

Animés éventuellement par un psychologue et/ou par des bénévoles formés, ces lieux d’échange offrent un espace d’écoute et d’expression aux personnes touchées par la maladie d’Alzheimer, aux familles, aux professionnels de soin, au grand public.

4/ Sachez vous accorder du temps pour vous

S’accorder des moments de répit et prendre du recul est essentiel. Prenez du temps pour vous !!!. Quelques heures ou quelques jours afin de vous retrouver. Prenez également le temps de vous soigner ! N’oubliez pas, un aidant familial qui va bien est un malade qui va mieux. Des associations mettent en place des « étapes relais » qui prennent en charge le malade pour des activités ludiques tandis que l'aidant peut prendre du répit, du repos ou effectuer des activités personnelles ou professionnelles.

5/ Bénéficiez du congé de proche aidant

Depuis le 1er janvier 2017, tout aidant salarié d’entreprise, depuis minimum un an, a droit à une période de congé sans solde de 3 mois, consécutifs ou découpés. Ces congés de proche aidant leur permettent de s’occuper de leur proche en situation de handicap ou en perte d’autonomie.

6/ Vous n’êtes pas seul, restez entouré

Membres de votre famille, amis, bénévoles d’association et professionnels de santé sont là à vos côtés. Ne vous isolez pas et parlez de votre situation et des problèmes que vous rencontrez.

7/ Acceptez l’aide et sachez déléguer

N’assumez pas tout, tout seul, et ne cherchez pas non plus à endosser tous les rôles sous peine de vous épuiser très rapidement. Sachez passer le relais à d’autres proches ou à des professionnels de santé.

(Conseils recueillis sur le site web Lili smart )

Date de dernière mise à jour : 08/04/2019